Spécifique

Monsieur le Président, Chers collègues,
Nous arrivons au bout de ces 5 ans de mandat présidentiel, et je me posais la question de savoir ce que les politiques gouvernementales avaient eu de positives pour la Bourgogne.
Est-ce que Nicolas Sarkozy a impulsé des politiques favorables à notre Région ? Les bourguignons sont-ils plus heureux aujourd’hui qu’en 2007 ou, à défaut, ont-ils plus d’espoir ?
Est-ce que la RGPP, est-ce que la politique de l’emploi, est-ce que la politique industrielle avec les pôles de compétitivité ont fait progresser notre territoire et ses habitants ?
Est ce que la réforme des collectivités, la réforme de la santé, la réforme de la justice, comme toutes les reformes que le candidat de 2007 nous présentait comme importantes pour changer le destin de la France ont eu un impact positif pour la Bourgogne ?
Est-ce qu’en travaillant plus les Bourguignons ont gagné plus ?
Les élus Europe Ecologie-Les Verts au conseil régional de Bourgogne vous souhaitent une bonne et heureuse année 2012 !
Etre élu écologiste c’est se confronter à deux obstacles. Les fortes contraintes budgétaires imposées aux collectivités locales font peser le risque de voir l’écologie à nouveau présentée comme un supplément d’âme et non une priorité. Et puis le second, non des moindres, c’est le décalage culturel persistant avec nos partenaires politiques.
Notre opposition reste farouche envers tout ce qui relève de choix dépassés et d’investissements à courte vue. Des sujets fâchent encore et toujours : le nucléaire, les investissements routiers démesurés, la suppression de lignes TER…
Là où nous sommes en responsabilité, nous avons obtenu des avancées significatives : la lutte contre les paradis fiscaux, la gestion de l’eau en Bourgogne, le développement des énergies renouvelables…
C’est le fruit de notre opiniâtreté, mais, peut être, aussi, d’une plus forte crédibilité dans la pratique politique. Solides sur nos fondamentaux (biodiversité, environnement, économie sociale et solidaire…), nous avons à cœur de montrer la pertinence de nos points de vue sur d’autres sujets comme, les Lycées, la Culture, le sport et l’International…
Identifiés comme des interlocuteurs naturels, à l’écoute, les élus écologistes ont rarement été autant sollicités. Nous le constatons sur le terrain, où nous rencontrons des associations, des usagers de TER, des jeunes, des chefs de PME, des acteurs culturels…
A l’épreuve du pouvoir, force est de constater qu’au-delà des discours de façade, faire entrer l’écologie dans les politiques publiques est un combat de tous les jours. Notre conviction : le choix payant est le choix de l’écologie.

Près de 250 élu/es, collaborateurs et personnalités du Mouvement ont participé à la septième édition des rencontres nationales des conseillers régionaux écologistes qui a eu lieu les 5 et 6 avril derniers à Dijon en Bourgogne. Au programme : échanges d’expériences, débats, formations et convivialité ! Un événement co organisé par la FEVE et son partenaire le centre de formation CEDIS.

Les mardi 5 et mercredi 6 avril : Cécile Duflot, Eva Joly, Philippe Meirieu, Dominique Voynet, Jean-Vincent Placé et quelques 180 élus régionaux et personnalités d’Europe Ecologie-Les Verts pour deux jours de débats et formations à l’Hôtel de Région.
Les Rencontres des élus régionaux écologistes (EELV) prendront place à Dijon les 5 et 6 avril prochains, comme ce fut le cas en 2005 et 2006. Ces précédentes éditions avaient permis le lancement de ce rendez-vous désormais inscrit dans le calendrier national du Mouvement.

Session plénière du 14 mars 2011, intervention de Philippe Hervieu
Suite au séisme et au tsunami, le Japon est maintenant sous la menace d'une catastrophe nucléaire de toute première ampleur.
Je voudrai dire tout d’abord qu’Europe Ecologie Les Verts apporte tout son soutien aux victimes et au peuple japonais dans cette tragédie qui l’accable.
Mais je voudrai revenir aussi sur la question du nucléaire, choix énergétique fait en France en dehors de tout débat démocratique.

Intervention de Nicole Eschmann, vice-présidente en charge des lycées
Bien que 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification ni diplôme, en 2011, les suppressions de postes d’enseignants, d’éducateurs et de personnels administratifs se succèdent depuis plusieurs années.
A la rentrée 2011, avec 74 000 élèves en plus par rapport à 2010, 16 000 postes d’enseignants seront supprimés, faisant passer le nombre de suppressions à 66 000 depuis 2007, ce qui équivaut à rayer de la carte une académie plus grande que Toulouse. En Bourgogne, 186 dans le second degré.

Intervention de Chantal Dhoukar, sur les sports mécaniques
La diminution des réserves de pétrole est un fait admis aujourd’hui par tous et leur épuisement à moyen terme est prévisible.
Le monde arabe – principal producteur de cet or noir – secoue aujourd’hui le joug imposé depuis des décennies par des dictateurs au service d’un monde occidental soucieux de préserver son approvisionnement en carburant.
A titre d’exemple : chute de la production libyenne à 200 000 ou 300 000 barils/jour contre 1,7 millions/jour avant le mouvement de révolte actuel.

L’exploitation du pétrole de schiste et des gaz de schiste, constitue une menace climatique et environnementale.
La méthode d’extraction, dite de « fracturation hydraulique » qui consiste à propulser à très haute pression des millions de litres d’eau mélangés avec des produits chimiques et du sable dans la roche pour récupérer le pétrole de schiste fait peser des risques de pollution durable du sous-sol, de contamination des nappes phréatiques par des composés toxiques, et donc un danger non négligeable pour la santé des habitants.

L’écolo de service peut rarement passer une soirée tranquille. Dès qu’il est repéré, une série de commentaires plus ou moins acerbes surgissent. Le grand classique : « L’écologie, ça ne devrait pas être de la politique. » Et difficile d’échapper à « l’écologie luxe de riches » ou aux procès en « utopisme »…
Les auteurs ont listé ces objections, et y répondent avec un brin d’humour et quelques arguments solides. Non, les écolos ne veulent pas mettre la filière automobile au chômage, ils veulent une conversion écologique de l’économie. Non, ils ne veulent pas s’éclairer à la bougie – qui pollue d’ailleurs beaucoup – mais développer la recherche sur les énergies renouvelables. Et non, on ne construira pas une société écologique sans volonté politique car, oui, l’écologie, c’est politique !
Le résultat : ce petit bréviaire à l’usage des convaincus comme des mécréants, pour affiner ses convictions ou faire vaciller ses certitudes. Ainsi soit-il !
Petit bréviaire écolo, Wilfrid Séjeau & Erwan Lecoeur Editions Les Petits Matins - 6 euros