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Parc National de la Basse vallée du Doubs : une chance à saisir, un projet à construire.

Communiqué de presse commun d'Alain Cordier et d'Eric Durand, conseiller régional en Franche Comté

Le « Grenelle de l’environnement » qui a déçu finalement beaucoup, par l’abandon de nombreux objectifs, a tout de même permis cette décision pour les milieux naturels : créer trois parcs nationaux nouveaux en France, l’un d’eux devant protéger une zone humide.  Que la basse vallée du Doubs soit un des sites possibles est une reconnaissance de l’exceptionnelle valeur écologique de ce territoire, une reconnaissance d’un certain équilibre entre activités humaines et protection des milieux qui a permis de conserver cette richesse de la faune, de la flore, des milieux aquatiques.

Préserver cet équilibre contre des évolutions négatives, constatées partout  où il n’y a pas de projet de territoire fort, c’est un devoir et c’est une chance.  C’est un devoir de protéger ces  zones humides, rivières, prairies, étangs, pour concourir à sauver la biodiversité, en mettant concrètement en œuvre les engagements internationaux de la France. C’est une chance pour cette vallée, pour le Nord de la Bresse comtoise et bourguignonne, par l’ampleur des moyens mis à disposition d’un terroir dans un parc national, et par l’accès à un label prestigieux favorable à l’attractivité et aux activités économiques respectueuses de cet environnement prestigieux.

C’est une chance pour la valorisation d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement, une chance pour le développement du tourisme, une chance pour  l’économie d’un territoire.

Là où existent déjà  des parcs, qu’ils soient nationaux ou régionaux, leur label ont apporté une plus-value incontestable aux territoires que leur voisins jalousent.

Le processus de construction d’un parc national est long, il doit faire appel à des consultations nombreuses. Contrairement à ce que veulent faire croire des opposants systématiques à toute mesure environnementale (hier Natura 2000) aucun projet n’est écrit à ce jour pour ce parc, et présenter des chiffres précis de pertes d’emplois agricoles n’est basé sur aucun document  existant. Il nous appartient maintenant, démocratiquement, de débattre et de construire un projet qui valorise ce territoire à tout point de vue.

 Si la méthode utilisée par l’Etat jusqu’à maintenant est plus que critiquable, alternant entre secret et précipitation, le projet mérite néanmoins d’être poursuivi et ne peut être abandonné pour un problème de méthode.

Les élus Europe Ecologie -  les Verts des territoires des deux régions concernées  demandent au gouvernement de confirmer le site de la basse vallée du Doubs et de la Bresse pour la constitution d’un parc national de protection de zones humides, et réclament qu’une vraie concertation constructive soit engagée.