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Les députés ont voté le 28 novembre 2011, une proposition de loi visant à étendre l’obligation de payer une taxe, la « Contribution Volontaire Obligatoire » à 21 espèces : orge, avoine, pois, trèfle, luzerne… Pour les autres espèces (cultures intermédiaires, légumes, soja) cette loi interdit la production de semences de ferme.
Les éleveurs qui produisent eux-mêmes céréales et protéagineux pour alimenter leurs animaux seront les premiers taxés.
Les semences sélectionnées et multipliées traditionnellement ne doivent pas être soumises aux mêmes normes et coûts de certification sanitaire et de biosécurité que pour les semences génétiquement manipulées. A terme les semenciers auront la mainmise totale sur la production des semences, mettant par la même les agriculteurs sous leur dépendance.
Au delà c'est la biodiversité cultivée - à l'origine de notre agriculture, de notre culture et de notre gastronomie - qui est menacée de disparaître.
Pouvoir garder, donner, échanger des semences, fruit d'une sélection du terroir par de nombreuses générations, est indispensable à l'adaptation des cultures et à la biodiversité cultivée. Pouvoir produire ses semences, c'est aussi garantir une meilleure sécurité alimentaire.
En soutenant cette proposition de loi, l'Assemblée Nationale porte une atteinte sans précédent au droit fondamental des agriculteurs à ressemer librement leur récolte.
A la demande du groupe des élu(e)s Europe Ecologie-Les Verts, le conseil régional de Bourgogne, réuni en session plénière les 12 et 13 décembre 2011 demande :