Spécifique
Nicole Eschmann - Philippe Hervieu - Réforme des collectivités - TER - Fiscalité - Agriculture - Sécurité - Chantal Dhoukar - International - Lycée - Culture - Route - Transports - Formation - Wilfrid Sejeau - Nucléaire - retraites - ecoconditionnalités - Sans-papiers - économie

Courrier de Wilfrid Séjeau sur l'avenir de l'AFPLI dans la Nièvre à François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne, et Fadila Khatabi, vice-présidente en charge de la formation professionnelle et de l'apprentissage.
Depuis de nombreuses années l’AFPLI – association familiale de prévention et de lutte contre l’illettrisme – intervient dans le département en faveur des familles d’origine étrangère pour leur apporter les savoirs de base – lecture, écriture – nécessaires à leur intégration dans la vie sociale. Elle accompagne près de 500 familles, 140 enfants en s’appuyant sur une équipe de salariés et de bénévoles. Elle accomplit une mission indispensable au vivre ensemble, à la cohésion sociale, une mission qu’aucune autre structure ou association ne prend en charge. Un travail rendu efficace et pertinent grâce à l’expérience et à la formation de ses salariés ; un travail qui s’inscrit dans la vie même d’un quartier de Nevers, les Montôts, en lien étroit avec la population, une implantation, un lieux de vie qui garantissent une confiance tissée avec les habitants, une action de prévention contre l’illettrisme.
Cependant, l’AFPLI est confrontée à des difficultés financières récurrentes, ses ressources actuelles ne lui permettent pas de faire face à ses besoins en fonctionnement. Elle doit envisager un nouveau licenciement qui mettrait en péril son activité. Elle est confrontée au désengagement de l’État et à la baisse des subventions du Conseil général de la Nièvre.
Une journée d’action s’est déroulée le 14 octobre dans les locaux de l’AFPLI à laquelle ont participé de nombreux usagers de l’association, des habitants du quartier, des responsables associatifs et syndicaux, des élus locaux, dont j’étais.
La formation, l’éducation, l’accès à la culture et à l’emploi font partie des priorités politiques de notre majorité, font partie de vos préoccupations. Le soutien aux femmes d’origine étrangère, qui représente une large part du public de l’association, font partie de nos priorités sociales. Aussi il me semble nécessaire que le Conseil régional de Bourgogne s’engage dans un soutien financier pérenne auprès de l’AFPLI. Il me semblerait utile de provoquer une réunion des financeurs – État, collectivités locales – afin de trouver les solutions garantissant le maintien des activités de l’association.