Spécifique
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Intervention de Chantal Dhoukar, Présidente de la commission de la Commission n°9 Sport, développement à l’international et lutte contre les discriminations – Jeunesse
La Bourgogne est un espace à part entière de ce monde, elle est sur le même bateau que les territoires, proches ou lointains, qui l'entourent. Cette conscience d'appartenir à un ensemble en inter dépendances est bien conforme aux idéaux des écologistes.
Il en découle une vision cohérente l'action de notre collectivité en matière de coopération décentralisée.
Innovation. La Bourgogne est tournée vers l'avenir, consciente des enjeux d'aujourd'hui. Dans le cadre des partenariats engagés, je souscris favorablement au partenariat engagé avec la Rhénanie Palatinat en matière d'énergie renouvelables, d'éolien notamment.
Solidarité. Nous avons une dette envers les pays qui n'ont pas les mêmes chances que nous.
Dans ce cadre, je tiens à revenir sur les événements d’une grande importance se déroulent depuis plusieurs semaines en Tunisie, qui ne peuvent laisser personne indifférent et dont les conséquences politiques – bien que difficiles à appréhender - seront sans doute immenses.
Après 23 ans d’un pouvoir sans partage, l’ex-président Ben Ali s’est vu contraint de quitter le pays devant les manifestations populaires d’une ampleur et d’une gravité inégalées jusque-là.
Le miracle économique tunisien et la stabilité du régime Ben Ali –vantés par tant de gouvernants et de responsables politiques occidentaux – reposaient sur une véritable dictature dont les ingrédients se nomment : chômage massif, corruption, racket, détournement et abus de biens sociaux, élections truquées, presse bâillonnée, journalistes persécutés, opposants traqués, emprisonnements arbitraires, tortures.
Les citoyens du monde entier, attachés aux valeurs de liberté et de démocratie ne se trompaient plus depuis longtemps sur sa nature; nul ne peut plus prétendre aujourd’hui l’ignorer. L’attitude de la Ministre des Affaires étrangères, madame Alliot- Marie, offrant au dictateur Ben Ali et à sa police l’aide de la France dès les premiers troubles constitue une véritable offense à l’égard de tous les Tunisiens et particulièrement de la communauté tunisienne vivant sur le sol français. Cette grave erreur exige au minimum des excuses.
Les Tunisiens n’ont pas pris les armes ; ils sont descendus pacifiquement dans la rue, mais plus d’une centaine d’entre eux ont péri sous les balles de la police. Nous saluons la mémoire de ces victimes. La révolution tunisienne n’est pas achevée car le peuple, encadré par une puissante organisation syndicale et soutenu par son armée, n’entend pas limiter ses exigences démocratiques au départ d’un dictateur honni : il attend la formation d’un gouvernement provisoire représentatif de la société tunisienne excluant tout représentant de l’ancien parti unique.
Nous nous félicitons de sa détermination et de sa clairvoyance politique ; nous souhaitons que la Tunisie accède enfin à une véritable démocratie, et nous formons le vœu que l’exemple tunisien montre à tous les peuples encore opprimés le chemin de la libération.